En le massant, une maman entre en relation avec son enfant et apprend à le découvrir. L’enfant, en prenant ses aises, gagne en estime de soi.

« On ne connaît que les choses que l’on apprivoise », dit le renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. En entrant en contact physique avec son enfant, un contact empli d’infinie tendresse, une mère lui apporte bien plus qu’un simple réconfort. Elle lui permet d’apprivoiser son corps qui, jusque-là, était contenu dans le sien. Les bébés n’ont pas instinctivement conscience de leurs membres. Certains, ceux nés par césarienne le plus souvent, adoptent encore longtemps la position fœtale après la naissance. Le massage les aide à s’ouvrir au monde.

Le bien-être par le contact

Nombre de pédiatres et pédopsychiatres ont décrit le phénomène. Avant l’âge d’un an, le bébé est dans une période très fusionnelle où il a un très grand besoin de contact physique. Le nouveau-né a besoin d’être cajolé, bercé, stimulé. Et le massage est l’une des manières de répondre à ce besoin.
En Inde, le massage des bébés fait partie des gestes du quotidien. Et ces gestes traditionnels portent le nom de Shantala. On dit de cette technique, dépeinte par le célèbre gynécologue obstétricien français Frédérick Leboyer dans son livre référence, qu’elle est beaucoup plus qu’un simple massage. Elle est un développement de la communication grâce au regard, aux mains et à la voix. « Dans le ventre de la mère, la vie était d’une richesse infinie. Sans parler des sons et des bruits. Tout était, pour l’enfant, constamment en mouvement « , écrit Frédérick Leboyer. » Et que, même, la mère vienne à se reposer, sa respiration n’en continue pas moins de bercer le bébé. Et puis, passé la tempête de la naissance, voici l’enfant, seul, dans son berceau. »

Des liens renforcés

A quel âge peut-on commencer à masser un nouveau-né? Dès qu’il a pris un certain rythme de vie. Avant cela, il alterne son temps entre dormir et se nourrir. Il faut qu’il soit un minimum attentif au monde, en éveil et disponible. Au début, pas plus de dix à quinze minutes suffisent. Il faut que cela soit pour bébé un plaisir, et non une contrainte. Adaptez le temps et les gestes à votre enfant. Soyez à l’écoute. Car un massage est bien plus qu’un simple contact physique. C’est le moment privilégier où une mère, ou un père, entre en relation avec son enfant. Le lien d’attachement entre un parent et son nouveau-né n’est pas inné. Les parents ne se sentent pas toujours parents du jour au lendemain. Le massage permet d’établir, de développer et de renforcer ce lien.

Découvertes sensorielles

Au-delà de la relation, le ressenti physique est aussi très important pour le développement de l’enfant. Pour apprivoiser son corps, mais aussi pour développer sa confiance en lui et en ses semblables. Les bébés nés prématurés, par exemple, ont été beaucoup piqués dès leur naissance. Le risque est qu’ils associent le toucher à la douleur. Il est alors très important de masser ces bébés pour leur montrer que le toucher peut aussi être doux.

Quant aux effets calmants du massage, ils ne tiennent pas seulement à la douceur avec laquelle le parent s’occupe de son enfant. Quand on masse un bébé, son hypophyse (glande située dans une petite cavité à la base du cerveau) sécrète une hormone, l’ocytocine. Cette hormone a un effet calmant et favorise l’attachement. On pourrait l’appeler l’hormone de l’amour. Elle procure à l’enfant un sentiment de lâcher-prise total.

Prendre soin de bébé au naturel

Les cosmétiques pour bébé sont indispensables aux soins quotidiens. Mais pour éviter tout risque, choisissez-les exempts de conservateurs de synthèse! N’étant jamais mieux servi que par soi-même, une solution efficace est de fabriquer sa propre gamme de produits dans sa cuisine.
Comme pour une recette gastronomique, le choix des ingrédients est fondamental: ici, pensez obligatoirement bio. Mais attention, n’utilisez jamais d’huiles essentielles avant trois ans! Et pour éviter toute contamination bactériologique, il faut ajouter à la mixture quelques gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse EPP (disponible en magasin de diététique ou pharmacie), véritable conservateur naturel. Le mélange devra être conservé dans un pot de verre teinté et ébouillanté pour sa stérilisation.

Et si le bain-marie ne vous tente pas, rabattez-vous sans modération sur des produits bruts tels que les eaux florales, le beurre de Karité, le savon d’Alep ou tout simplement les huiles végétales: l’huile de calendula pour adoucir, celle de jojoba pour protéger et nourrir, celle d’amande douce pour hydrater (utilisées en huile de massage, elles seront parfaites!) ou celle de millepertuis pour apaiser les érythèmes. Les bonnes marques se trouvent en pharmacie, parapharmacie ou sur les sites Internet spécialisés.

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