Le printemps et les beaux jours marquent le retour des bras et des jambes dénudés. Pour que le rituel de l’épilation ne tourne au cauchemar, il est temps d’opter pour une méthode ad hoc. De la cire au laser, banc d’essai des techniques au poil!

Manque de temps, de moyens, voire peur de la douleur: la majorité des femmes choisissent aujourd’hui de ne compter que sur elles-mêmes lorsqu’il s’agit de se débarrasser de leurs poils. A tort ou à raison, puisqu’il existe de nombreuses techniques aux résultats pour le moins inégaux. Le coût et la performance du mode d’épilation confrontés au niveau de pilosité, à la sensibilité cutanée et aux douleurs potentielles sont autant de paramètres individuels qui rentrent en ligne de compte au moment de faire son choix. C’est pourquoi certaines préfèrent encore se tourner vers des professionnels – en institut ou en centre spécialisé – pour mener cette guerre pilaire et parvenir peut-être à éradiquer le poil à la racine.

Le poil dans tous ses états

Tout comme le cheveu, le poil se compose d’une racine – le follicule pileux –, et d’une partie visible, la tige, formée de kératinocytes, cellules permettant de synthétiser la kératine, et de mélanocytes, qui établissent les caractéristiques du poil. Profondément enfoui dans le derme – à environ 4 millimètres sous la peau –, le bulbe pilaire est en relation avec une glande sébacée qui le nourrit de sébum. Le cycle de vie d’un poil, à l’instar du système capillaire, s’articule en trois temps: les phases «anagène» (période de croissance), «catagène» (phase de vie) et «télogène» (mort et chute du poil). Ces appellations scientifiques désignent les étapes successives de l’évolution du poil. Sa durée de vie varie en fonction de nombreux critères comme l’âge, le sexe ou la région du corps. Malgré une répartition inégale d’un individu à l’autre, on estime cependant à quelque cinq millions le capital pileux moyen chez l’être humain.

Rituels maison: les armes d’un corps glabre

© Nevena Vilimanovic

Parmi les techniques les plus classiques, le rasage et la crème dépilatoire sont souvent choisis pour leur garantie d’un résultat rapide. Il ne s’agit pas là d’épilation au sens propre, puisque le poil est simplement coupé, et non arraché. Si le coup de rasoir et consorts se révèlent finalement bien pratiques, les effets à moyen et long termes peuvent s’avérer contre-productifs: la repousse est très rapide, le poil est dru, les gambettes «piquent», après quelques jours seulement. Pour éviter tout cela et notamment l’apparition de poils incarnés que favorisent le rasage, quelques gestes simples peuvent vous aider à optimiser votre séance beauté. Sous la douche, une fois que les pores ont été dilatés par l’eau chaude, exfoliez votre peau à l’aide d’un soin gommant. Munissez-vous d’un rasoir à plusieurs lames en parfait état, puis procédez au rasage lorsque vos jambes sont bien savonneuses. Etape cruciale, hydratez votre peau à l’aide d’un lait ou d’une huile végétale.

A la maison, les rituels de la cire ou de l’épilateur électrique restent les deux principaux modes choisis pour obtenir un résultat à la fois optimal et durable. Une peau lisse durant trois bonnes semaines, des poils qui repoussent souvent plus fins, voire moins nombreux… Les avantages beauté de ces méthodes-là sont pléthore. A condition de miser sur un modèle de bonne qualité, l’épilation électrique est en effet un bon compromis pour qui souhaite investir dans une méthode fiable, rapide et peu contraignante. Ces machines, qui existent dans une large gamme de prix, agissent en quelques instants grâce à leurs multiples pincettes rotatives qui arrachent, comme autant de pinces à épiler automatiques, les poils à la racine. Certains modèles dernier cri se dotent en outre de fonctionnalités permettant un geste sans douleurs: systèmes de massage incorporés, flux d’air intégré, utilisation de l’appareil sous la douche… Seuls hics, les possibles «effets secondaires» sur les peaux sensibles, et en particulier sur les zones des aisselles et du maillot où la peau est plus fine, et qui peuvent développer des réactions allergiques se traduisant par des irritations, de petits boutons et des démangeaisons. Sur les jambes, on pourra aussi voir apparaître de petits points rouges, mais qui s’effaceront au bout de quelques heures… Après toute épilation, l’essentiel est de ne pas faire l’impasse sur l’hydratation à l’aide d’un soin adapté.

La cire orientale: un rituel au poil!

© chernovad

Vous avez essayé la cire froide en bandelettes, bien pratique, mais vous n’avez pas eu les résultats escomptés? Vous avez bien tenté la cire chaude, mais décidément, cette méthode est trop agressive pour votre peau sensible? Alors, pourquoi ne pas opter pour la cire orientale? Surnommée à juste titre «cire maison» et plus récemment «sugaring», cette technique ancestrale se fabrique aisément à partir d’ingrédients naturels et complémentaires: en mélangeant du sucre et de l’eau, on obtient une sorte de pâte de caramel à laquelle on ajoute deux cuillerées de miel pour l’hydratation et un jus de citron, aux vertus antiseptiques. Côté application, il s’agit d’étirer une boule de cire tiède le long de la surface recouverte de poils, puis de l’arracher d’un geste brusque afin d’obtenir un résultat optimal. Non-invasive, la cire orientale se prête à toutes les parties du corps, même les plus sensibles. Cette méthode aux effets durables – jusqu’à 3 semaines de douceur – s’avère aussi peu onéreuse.

Laser et lumière pulsée… à la maison?

Aujourd’hui, il existe sur le marché de nombreuses solutions technologiques pour se délester de ses poils en toute autonomie. Au rayon innovation, les appareils d’épilation laser ainsi qu’à lumière pulsée (ou lampes flash) représentent de véritables graal si l’on recherche une solution quasi indolore et très durable, voire définitive. Ces systèmes, qui appartiennent au champ de la médecine esthétique, reposent sur le principe de thermolyse, qui consiste à détruire par la chaleur le poil à la racine et ce, en ciblant les cellules produisant la mélanine, responsable de la repousse. Si les techniques de lumière pulsée et de laser peuvent toutes deux être réalisées chez soi, elles restent cependant différentes: la première, considérée comme moins efficace par certains praticiens, est moins radicale et, de ce fait, peut être proposée en institut et réalisée par des esthéticiennes tandis que le laser, lui, nécessite une assistance médicale et un suivi dermatologique. Chez soi, les appareils laser fonctionnent selon les mêmes principes qu’en institut, mais la longueur d’onde émise s’avère beaucoup moins puissante, et donc moins dangereuse. Côté coût, la technologie de ces appareils les rend en moyenne assez onéreux à l’achat, mais rentable sur le long terme.

Epilation professionnelle: la technologie au service de la beauté

En institut spécialisé, la technique de l’épilation laser est pleine de promesses: outil laser adapté au type de peau, nombre de séances calculées en fonction du résultat, mais aussi suivi médical: «Le nombre de séances dépend du laser utilisé, mais aussi des types de poil et de peau, informe Jean-Luc Annezo, médecin référent de l’institut spécialisé Clinik Epilation Laser. Plus le poil est épais et foncé, et meilleurs sont les résultats. Avec le laser que nous utilisons pour les peaux claires, nous recommandons cinq à huit séances. Avec celui destiné aux peaux foncées, il faut prévoir huit à dix séances.» En amont du traitement et pour éviter toute contre-indication, l’établissement prévoit, en outre, un examen dermatologique. «Nous effectuons toujours une première consultation gratuite, afin de poser un diagnostic précis avec analyse du phototype de la peau du patient. Le suivi du dossier est ensuite assuré par nos médecins». Et lorsque l’on s’interroge sur les réactions que peuvent provoquer le laser, la clinique se veut rassurante: «Dans 99% des cas, il n’y a pas de réaction réellement désagréable. Nous utilisons simultanément au soin une système d’anesthésie par refroidissement de la peau.» Si cette technique semble presque miraculeuse, elle doit donc aussi s’adapter aux contraintes spécifiques de chacun – âge, carnation, antécédents médicaux –, sans oublier de prendre en compte la notion de confort, qui s’avère différente d’un individu à l’autre. Niveau budget enfin, il faut compter environ CHF 300.- la séance pour l’épilation des demi-jambes et CHF 150.- pour les aisselles ou le maillot. Un investissement rentable à moyen-terme, pour se départir à jamais de la corvée que représente l’épilation.

ABR/AllTheContent News Agency

Avec Jean-Luc Annezo, médecin référent de Clinik Epilation Laser
Médecin généraliste FMH spécialisé dans le traitement Laser, Jean-Luc Annezo est le médecin référent de Clinik Epilation Laser. Cette chaîne suisse de cliniques spécialisées propose depuis 20 ans ses services en matière d’épilation au laser en alliant à la technologie une expertise médicale.

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