AllTheContent/Unsplash/Marat Gilyadzinov/CC - Méduse

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Yoga, pilates, aquagym… Ceux et celles que l’excès d’effort physique rebute, mais qui souhaitent conserver un corps tonique et agile, ont une solution: les gymnastiques douces.

Quand on part de zéro, la salle de sport fait peur et la perspective d’une blessure en retient plus d’un, sans parler de la crainte parfois paralysante de se retrouver « à la traîne » dans un cours d’abdos-fessiers endiablé. Pour ceux qui hésitent à franchir le pas, la solution se trouve sans doute du côté des gymnastiques douces. Accessibles à tous, y compris les personnes peu sportives, les seniors et les femmes enceintes, ces disciplines font de plus en plus d’adeptes.

Yoga: un esprit sain dans un corps sain
Développé en Inde, le yoga allie travail physique et mental. Cette discipline venue du fond des âges se décline aujourd’hui en plusieurs versions. Dans le labyrinthe des pratiques, distinguons les principales:
• Le bikram yoga: il se pratique dans une salle chauffée à 37°C pour accroître l’élasticité des tissus et réduire les risques de blessure. Il stimule la circulation sanguine et favorise l’élimination des toxines.
• Le hatha yoga: yoga le plus répandu dans les pays occidentaux, il allie les postures (asana) à la respiration (pranayama) pour mieux maîtriser l’esprit, les sens et le corps.
• Le yoga iyengar: cette école se distingue par le recours à des accessoires (tels que des sangles) destinés à maintenir le corps dans une position adéquate lors de postures prolongées.
• L’ashtanga vinyasa yoga: il s’agit d’un yoga très physique et dynamique, qui met l’accent sur la synchronisation du mouvement avec la respiration (vinyasa).

Ariane Kindler, professeur au studio de yoga Terre Indigo à Genève, insiste sur le fait que le yoga n’agit pas seulement sur le plan physique, mais aussi sur les plans émotionnel et mental. « Il s’agit d’une pratique que l’on peut adapter à chaque personne selon son âge, ses besoins et sa condition physique, ce qui rend le yoga à la portée de tout le monde, explique Ariane Kindler. Grâce à l’extrême importance accordée à la respiration, le yoga permet d’évacuer l’anxiété et le stress. » Mais pas seulement: maux de dos, douleurs articulaires ou chroniques… « Le yoga est très bénéfique sur tous les plans, agissant même sur la digestion, le système intestinal, l’élimination des toxines ou encore l’insomnie », reprend la professeur. Une pratique régulière peut vraiment faire la différence: « On se sent beaucoup mieux dans son corps, donc plus joyeux et ouvert au monde », conclut-elle.

Pilates: en profondeur
L’invention du pilates remonte à la Première Guerre mondiale, période durant laquelle un infirmier allemand nommé Joseph Pilates est fait prisonnier et occupe ses mois de réclusion à imaginer de nouveaux exercices pour raffermir son corps en douceur et en profondeur. Concrètement, une séance de pilates ressemble aujourd’hui à un enchaînement de postures destinées à mobiliser l’ensemble des muscles du corps, avec une attention particulière portée à la zone centrale, autour des abdominaux que l’on sollicite sans cesse. Sans impact, le pilates améliore la respiration, la concentration, l’équilibre, le contrôle et la fluidité des mouvements, ainsi que la posture en général. Afin de faire travailler les muscles profonds, les mouvements sont lents, les postures longues, et l’effort… à adapter selon les possibilités de chacun!

Aquagym ou aquabike?
Les longueurs vous ennuient, mais vous ne voulez pas renoncer au plaisir de la piscine? Alors cap vers la gymnastique aquatique! Ces disciplines, qui mettent en œuvre la résistance de l’eau aux mouvements, sont sans impact, donc sans risque. Et tout le corps travaille: les muscles, mais aussi les articulations et le système de circulation sanguine, ce qui en fait une activité idéale pour les personnes souffrant de problèmes vasculaires. Il y a aussi l’aquabike, version aquatique du spinning ou vélo d’appartement. Les avantages? On pédale dans différentes positions et en musique selon les indications du professeur, donc on ne s’ennuie pas! En quasi apesanteur grâce à la résistance de l’eau, pas de risque de chute ni de blessures, même quand on est en surpoids.

Quoi de neuf à l’horizon des gym douces?

Les + zen: tai chi chuan et chi gong
Ces gymnastiques énergétiques chinoises, qui associent le corps et l’esprit à travers des mouvements lents et gracieux aux vertus préventives, sont recommandées aux personnes souffrant d’arthrite.

L’anti-gym: la méthode Feldenkrais
On dit qu’il s’agit d’une forme d’«anti-gymnastique» dont les véritables buts sont la conscience et la maîtrise du corps. La discipline vise à identifier les tensions et les corriger grâce à des mouvements précis.

La + ciblée: la technique Alexander
Inventée par un Australien dans les années 1890, cette méthode vise à éliminer les tensions et améliorer la maîtrise des mouvements du corps, notamment ceux de la tête et des vertèbres cervicales.

La + mystérieuse: l’eutonie
En privilégiant l’écoute des sensations, cette méthode de prise de conscience corporelle propose de réduire tensions musculaires et problèmes circulatoires, tout en développant la créativité et l’énergie de ses pratiquants.

La + déjantée: le mermaiding
Nager comme une sirène est excellent pour le moral mais aussi pour la ligne: le port d’une monopalme qui maintient les jambes serrées, permet de solliciter la ceinture abdominale, les fessiers et les cuisses lors de l’inévitable ondulation…

Un yoga adapté aux femmes enceintes

Nadia Plagnard, sage-femme et professeur de yoga, propose une formule originale destinée à faciliter l’accouchement comme la récupération post-partum. « Mes cours de yoga prénatal sont très complets, précise-t-elle. Ils comprennent un peu de méditation suivie par des étirements, des postures, des exercices de relaxation et de respiration ainsi qu’un travail sur le périnée. » Son programme se compose de 5 cours d’une heure 45, à l’issue desquels les futures mamans sont autonomes et peuvent continuer les exercices chez elles. « La grossesse est une période idéale pour commencer le yoga, poursuit-elle. En effet, on sécrète deux hormones – la relaxine et la progestérone – qui relâchent les muscles. » Si la grossesse est une période faste pour la détente, il n’en va pas de même pour la période suivant l’accouchement… « Il arrive que les femmes se sentent seules et diminuées, confie Nadia. Sans même parler des effets de la chute des hormones relaxantes que l’on sécrétait pendant la grossesse. » Aussi propose-t-elle des cours de yoga postnatal, auxquels les femmes peuvent assister avec leur nouveau-né: « Le yoga postnatal aide les mamans à retrouver un sommeil plus apaisé, à réduire leur mal de dos, et à estomper la sensation de machine rouillée », conclut la sage-femme, qui a accompagné plus de 3500 femmes depuis 2006.

Avec Ariane Kindler, professeur de yoga au studio genevois Terre Indigo

Ariane est venue au yoga relativement tard, poussée par le besoin de surmonter ses douleurs articulaires et dorsales. Devant les résultats spectaculaires obtenus et au retour d’un voyage en Asie, elle se forme au studio de Jessica Magnin à Vich, puis décide de se consacrer à l’enseignement du yoga. www.terreindigo.ch

Avec Nadia Plagnard, sage-femme et professeur de yoga à Genève

Nadia tient à Genève le centre Yogaveda. Formée en Inde, elle travaille aujourd’hui en collaboration avec d’autres sages-femmes, gynécologues, psychiatres, psychologues, ostéopathes et en partenariat avec le service des sports de la Ville de Genève. www.yogaveda.ch

AllTheContent/Unsplash/Patrick Hendry/CC - Yoga

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EYS/AllTheContent News Agency

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