Réputée pour sa chair et ses perles, l’huître s’invite désormais dans l’univers de la beauté et du bien-être. C’est au bord de la Méditerranée que vient de naître l’ostreathérapie, nouveau concept de spa et de soin, qui valorise les actifs naturels marins du réputé mollusque.

L’huître. Famille: Ostreidae. Genres: Ostrea ou Crassostrea. Creuse, plate, bretonne, portugaise, japonaise… Appréciée dès l’Antiquité et même la Préhistoire, d’abord par les populations côtières pauvres, puis par les riches gastronomes. Depuis l’avènement de l’ostréiculture moderne au XIXe siècle, ce mollusque bivalve, qui vit exclusivement dans l’eau salée, se cultive méticuleusement – sur table, sur corde ou sur l’estran, de la France à la Chine, au gré ou sans les marées, et s’affine en claire ou en pleine mer – pour donner ces huîtres fines, Belon ou «pied de cheval», Marennes-Oléron ou de Bouzigues, ou encore gravées comme les Gillardeau qui ornent les tables de fêtes.

Des propriétés nutritionnelles aux vertus cosmétiques

Domaine Tarbouriech – Ostreathérapie

Mais l’huître est aussi un trésor nutritionnel. Peu calorique et très digeste, elle n’en est pas moins riche en protéines, vitamines, oligo-éléments et sels minéraux, dont le sélénium et la vitamine C – des antioxydants puissants – le cuivre, le zinc – qui pourrait en expliquer les vertus aphrodisiaques – l’iode, le fer, le calcium, le magnésium, le potassium. C’est donc un allié parfait dans le cadre d’un régime hypocalorique et plus largement d’un apport, via l’alimentation, des nutriments nécessaires au bon fonctionnement cellulaire et métabolique. De la nutrition à la beauté, il n’y a qu’un pas que la famille Tarbouriech – ostréiculteurs depuis 3 générations sur le bassin de Thau près de Sète et connus pour leurs «huîtres roses» très prisées – a franchi en lançant le concept inédit d’ostreathérapie. Après avoir inventé la «marée solaire», qui permet d’obtenir en Méditerranée des huîtres charnues et musclées comme si elles subissaient les reflux des vagues, les Tarbouriech ont eu l’idée de valoriser les sous- et co-produits de l’ostréiculture dans la cosmétique et la nutraceutique.

Identifier des actifs originaux

La nacre contenue dans la coquille des huîtres, le collagène marin issu du byssus des moules, l’aragonite ou la salicorne dévoilent ainsi peu à peu leurs secrets et s’associent à l’eau de mer pour donner des actifs aux propriétés anti-inflammatoires, reminéralisantes et anti-âge. «On trouve au fil de l’Histoire quelques exemples d’utilisation des mollusques et de leurs composés dans le domaine du soin et de la beauté, mais il y a peu de choses dans la littérature. Notre travail en tant que scientifiques est d’identifier et de caractériser de nouveaux composés biologiques et minéraux d’intérêt, en utilisant des process d’extraction innovants et écoresponsables», explique Michel Bonnard, responsable R&D du projet chez Medithau et doctorant à l’Institut des Biomolécules Max Mousseron de l’Université de Montpellier. «L’huître Tarbouriech est une matière d’exception issue d’un procédé spécifique et breveté d’élevage. Nous allons donc faire la preuve de concept de ces molécules, mais aussi relier la présence et la quantité de ces métabolites à l’animal étudié et évaluer l’impact du mode d’élevage», ajoute le jeune chercheur.

Un resort sur la lagune au cœur du Languedoc

Domaine Tarbouriech – Le nouveau domaine Tarbouriech

À l’image de ce que d’autres pionniers ont réalisé en inventant la vinothérapie avec les actifs issus du raisin, les Tarbouriech ont poussé la logique de la valorisation jusqu’à créer un nouveau concept de spa et de soins issus du monde marin. Lové au bord de l’étang de Thau en bord de Méditerranée, le Domaine Tarbouriech (www.domaine-tarbouriech.fr) aligne ainsi, entre lagune et campagne, mer et garrigue, un comptoir de dégustation pieds dans l’eau accolé à la ferme ostréicole, et depuis le mois de juin, un tout nouveau resort dédié au bien-être et au lâcher-prise. Dans une ancienne «folie» du XVIIIe siècle – ces maisons un peu grandioses alors en vogue – se nichent quatre chambres et suites, deux gîtes, neuf lodges et un restaurant, le tout au cœur d’un joli jardin arboré qui lorgne vers la piscine. Le spa, dédié à l’ostreathérapie, est caché dans les anciens chais viticoles et propose une gamme de soins «signature»: le rituel «Perle de Nacre» à base d’actifs extraits de l’huître, le massage «Soie perlière», qui utilise la coquille d’huître telle une pierre chaude ou encore le modelage traditionnel au pochon «Soie marine» à base de byssus (ndlr: fibre synthétisée par le mollusque pour s’accrocher à son support). De quoi prolonger, au-delà de la dégustation des huîtres roses agrémentées d’un Picpoul de Pinet local, l’expérience marine et conchylicole.

Avec Michel Bonnard, doctorant à l’Institut des Biomolécules Max Mousseron (IBMM) de l’Université de Montpellier
Michel Bonnard est aussi responsable R&D chez MEDITHAU, société reconnue pour ses innovations dans le domaine de la conchyliculture méditerranéenne. La collaboration entre l’IBMM et MEDITHAU vise à identifier des composés biologiques et minéraux présents dans certains mollusques bivalves d’élevage, avec une volonté de valorisation pour les secteurs de la nutraceutique, de la cosmétique et des matériaux.

AFOs/AllTheContent


La gamme de soins Ostrealia (7 produits actuellement: sérum, crème hydratante, masque hydratant, crème pour homme, crème solaire, gommages visage et corps) est en vente au domaine.

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