©Claude-Yves Reymond - Jungfraujoch

©Claude-Yves Reymond – Jungfraujoch

A bord du chemin de fer le plus haut d’Europe, le Jungfraubahn, nous voyageons aux côtés du conducteur de locomotive, Sandro Saurer.

Le glacier d’Aletsch fait partie de ces images qui font vendre la Suisse, à l’instar du mont Cervin, du Lac des Quatre-Cantons ou du Château de Chillon. Pour admirer toute sa splendeur sans trop d’effort, on peut prendre le train de la Jungfrau dont la destination finale, le col du Jungfraujoch, abrite la station ferroviaire la plus haute d’Europe. Un des chauffeurs, Sandro Saurer, conduit des milliers de touristes du monde entier dans les nuages. Rencontre.

Discussion vers le sommet

«Au quotidien, je voulais vivre pleinement la montagne. J’ai donc quitté mon emploi de dessinateur de machines pour suivre une formation de cheminot», confie Sandro Saurer qui habite en plaine à 562 mètres d’altitude. Quatre fois par jour, il assure la liaison entre le Kleine Scheidegg à 2061 mètres et le col du Jungfraujoch perché à 3454 mètres. «On s’habitue très vite à cette importante différence d’élévation. L’organisme produit davantage de globules rouges pour assurer le transport d’oxygène, ce qui n’est pas le cas des passagers.»

En voiture!

Un coup de sifflet donne le coup d’envoi. Sandro démarre: vitesse de croisière de 26 kilomètres par heure maximum, et crémaillère active à l’assaut des pentes à 25%.
En «preview», avant l’extraordinaire spectacle offert sur la terrasse panoramique du Sphynx, les arrêts de 5 à 10 minutes dans les stations intermédiaires d’Eigerwand et d’Eismeer permettront de jouir d’une vue exceptionnelle grâce à un point d’observation creusé dans la roche. Ces pauses sont aussi l’occasion de permettre au corps de s’accoutumer à la différence d’altitude. «A chaque départ, je vérifie bien que tous les WC soient vides, murmure, avec humour, le contrôleur du train. On ne sait jamais: une «affaire» qui se prolonge, un vertige…»

Assurément

Le Jungfraubahn compte parmi les exploits les plus prestigieux réalisés dans l’univers des chemins de fer de montagne. Après 16 ans de construction placée sous la conduite de l’industriel zurichois Adolf Guyer-Zeller, la ligne a été inaugurée le 1er août 1912. La galerie Alpine Touristique située au sommet raconte en image cette épopée. Depuis le succès s’est carrément démocratisé: «L’an passé, nous avons transporté 850’000 passagers, un chiffre en augmentation, précise Sandro Saurer. La clientèle vient d’Asie majoritairement. Pour les jeunes mariés indiens, venir ici, c’est comme pour nous un voyage de noces à Venise. D’ailleurs, nous proposons même de la cuisine indienne au restaurant Bollywood qui compte 156 places. Le billet aller-retour vaut 204 francs. Le coût très élevé du matériel roulant et l’entretien de la voie justifient ce prix.»

Un peu plus tard, les touristes parcoureront tranquillement le Palais de glace aux statues mouvantes à 30 mètres sous le glacier. Puis, ils dérouleront lentement leur manche téléscopique à selfies pour immortaliser cette excursion inoubliable au Glacier d’Aletsch, le plus long fleuve de glace d’Europe avec ses 22 kilomètres!

Pour les inconditionnels du «Made in Switzerland», le passage par le lieu d’exposition de la marque de chocolats Lindt et les boutiques Victorinox et Tissot est, lui aussi, obligé. Les Chinois, comme les touristes du monde entier, apprécient le savoir-faire unique et l’authenticité helvétique.

Toutes les informations sur www.jungfrau.ch

Pratique

  • Consulter la météo.
  • Prendre son billet de train sur Internet (www.jungfrau.ch) ou à la gare. Attention, il n’y a pas de réduction pour les titulaires des divers abonnements CFF et autres cartes Rail Europe.
  • Prévoir un pique-nique, manger au sommet ne présente guère d’intérêt. Enfin, l’hiver, il est tout de même plus agréable de se restaurer au chaud.
  • Penser à emporter une veste chaude, une crème «écran total», des lunettes de soleil et des remèdes contre le mal d’altitude pour les personnes sensibles.
  • Vivre pleinement cette excursion prend une journée entière.
  • Savoir qu’être un peu fatigué le soir venu est tout à fait normal. En même temps, rien de tel qu’une belle nuit de sommeil réparatrice!

© Jungfrau Tourisme – Touriste au Sphynx

© Jungfrau Tourisme – Le Sphynx

CYV/AllTheContent News Agency

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