Le sommeil est un processus de récupération essentiel. On sous-estime souvent les conséquences de la fatigue; or, celle-ci est en cause dans un accident professionnel sur cinq. Dans la plupart des cas, de bonnes habitudes suffisent pourtant à s’assurer un sommeil réparateur. En matière de sommeil, nous ne manquons pas de pratique: nous y consacrons en effet un tiers de notre vie. Pourtant, de nombreuses personnes affirment mal dormir. Elles ne font toutefois rien pour remédier à ce problème. En Europe, nous admirons ceux qui font carrière et se contentent de nuits courtes, alors que cela peut avoir de graves conséquences.

Le manque de sommeil agit comme l’alcool

Nous connaissons tous les effets du manque de sommeil: nous sommes fatigués, peu concentrés, lents et irritables. Comme si nous étions sous l’emprise de l’alcool. Par ailleurs, nous avons tendance à commettre plus d’erreurs, ce qui multiplie par deux le risque d’accident, professionnel ou non. Les travailleurs ne doivent mettre ni leur personne, ni des tiers en danger à cause de la fatigue. Il est par conséquent indispensable de tirer la sonnette d’alarme à temps.

La lumière nous tient éveillés

Pour expliquer la multiplication des troubles du sommeil dans le monde civilisé, il faut revenir 150 ans en arrière. L’arrivée de l’ampoule électrique dans nos foyers nous a affranchis de l’alternance entre jour et nuit et a complètement bouleversé notre rythme naturel: avec la lumière artificielle, notre corps cesse de secréter l’«hormone du sommeil», la mélatonine. Il ne reçoit alors plus de signaux lui indiquant qu’il est l’heure de dormir. Le téléviseur, le téléphone portable et la tablette sont par la suite venus compliquer les choses, car la part importante de lumière bleue émise par leur écran produit un effet très stimulant.


Quatre «remèdes de grand-mères» efficaces pour mieux dormir:

  1. Pas d’électronique avant le coucher
  2. Faire de l’exercice en plein air
  3. Bien s’alimenter
  4. Instaurer une routine avant le sommeil

Des solutions existent

Bien souvent, il suffit pourtant de changer quelques-unes de ses habitudes pour mieux dormir: dans 80 % des cas, le respect de règles élémentaires comme les «remèdes de grand-mères» mentionnés ci-après permet de garantir un sommeil réparateur. Toutefois, en cas de troubles sérieux, il est impératif de consulter un médecin. En effet, ils sont souvent annonciateurs d’autres problèmes tels que des troubles psychiques, une surcharge de travail ou un burn-out. A ce jour, les scientifiques ont identifié 88 types de troubles du sommeil susceptibles de provoquer un épuisement ou des affections psychiques ou physiques.

La Suva n’hésite pas à intervenir lorsqu’elle constate que des travailleurs atteints de troubles du sommeil s’exposent à un risque d’accident accru. Elle propose notamment aux entreprises assurées des modules de prévention tels que «Bien dormir pour plus de sécurité». Cet atelier encadré par un spécialiste de la Suva s’adresse à tous les collaborateurs, qu’ils souffrent ou non de troubles du sommeil.

Article rédigé en partenariat avec la Suva.

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