Mieux combattre les troubles du sommeil

Nous dormons quelque deux heures de moins par nuit qu’il y a un siècle. La faute à l’électricité et à une société connectée en permanence. Somnolence au volant et maladies cardio-vasculaires en sont souvent les conséquences. Pour prévenir ce phénomène, qui constitue un vrai problème de santé publique, l’éducation et une bonne hygiène de sommeil sont les seules solutions.

Le célèbre phytothérapeute Maurice Mességué avait l’habitude de dire à ses patientes qui venaient le consulter pour des problèmes de beauté : « Je vais vous donner la recette du meilleur produit qui puisse exister : un bon sommeil ! »

Au cours de notre vie, nous passons environ un tiers du temps à dormir, soit vingt années de sommeil à 60 ans.

Si nous pouvions dormir une heure et demie de moins par 24 heures, nous gagnerions un mois entier par an, car un sommeil court et profond est plus profitable qu’un sommeil long et superficiel. Néanmoins, la durée minimale ne devrait pas être inférieure à six heures, car si on ne vit pas pour dormir, en revanche il est primordial de dormir pour vivre. L’insomnie est un signal d’alarme qui traduit souvent des maux plus inquiétants.

L’insomnie est la sanction de notre façon anarchique de vivre. Elle va souvent entraîner la recherche de solutions radicales, mais inefficaces à long terme. L’accoutumance va inciter à augmenter les doses de médicaments. Malheureusement le remède est souvent pire que le mal, car les excès vont entraîner :

 des troubles de l’appétit

 des troubles de la digestion

 des troubles du rythme cardiaque

 des irrégularités dans le cycle menstruel

 un refus de la sexualité

 une diminution de la mémoire

 un manque d’enthousiasme et de création.

Le sommeil, c’est évident, sert à récupérer, à se reposer, à retrouver des forces. C’est le plus impérieux de nos besoins, bien avant la nourriture. En effet, si l’on peut vivre quelques minutes sans respirer, quelques jours sans boire, quelques semaines sans manger, il est quasiment impossible de vivre plusieurs jours sans dormir.

Dans la Chine ancienne, les condamnations à mort s’effectuaient par privation de sommeil. Après une douzaine de jours de veille, la folie survenait, quatre à cinq jours après, c’était la mort dans d’atroces souffrances.

De tous les dérèglements occasionnés par l’insomnie, c’est la fatigue nerveuse qui s’avère la plus inquiétante. En effet, il semblerait que la fixation de certains sels minéraux ne s’effectuerait que pendant le sommeil. Quand on connaît l’importance de ces sels minéraux pour notre énergie, on mesure mieux les résultats négatifs. Par le sommeil retrouvé, vous vous sentirez fort physiquement, moralement, intellectuellement. Vous présenterez une immunité naturelle aux maladies, vous resterez jeune dans votre aspect et dans votre action.

Après un sommeil réparateur, vous serez actif dès le matin et pour toute la journée. Pensez au temps que nous gaspillons à nous rétablir de maladies que nous aurions pu prévenir. Que n’accomplirions-nous pas dès le matin si la bonne forme physique était de règle et non pas l’exception.

La position du dormeur est très importante. Elle doit permettre au corps de se détendre, aux muscles de se décontracter. Mais la première précaution pour espérer une bonne nuit, c’est d’abord une bonne journée, car les sollicitations imposées à notre organisme sont innombrables.

La fatigue causée par un effort ou un travail attentif est quelque chose que le sommeil efface sans difficulté. Par contre, un surmenage professionnel conduit à un sommeil de mauvaise qualité.

A éviter

 Une nourriture déséquilibrée

 Une consommation importante d’excitants durant la journée (alcool, café, tabac)

 Le bruit

 Le décalage répété de l’heure du coucher

 Les repas trop lourds.

Ne jamais arrêter les médicaments prescrits par le médecin traitant sans son autorisation.

Jean-Jacques Descamps

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