De tout temps, le massage a été utilisé dans toutes les parties du monde, sous forme de pratiques plus ou moins empiriques, de frictions ou de soins corporels. Pour être précis, on devrait même parler du massage au pluriel, tant la démarche est différente suivant le genre de traitement.

Associé à un traitement médical, le massage intervient en traumatologie (accident), en rhumatologie (maux de dos, tensions musculaires, arthrose, polyarthrite), en neurologie (Parkinson, polynévrite évolutive) et en dermatologie. Le massage peut être aussi sportif, pour échauffer la musculature avant une compétition (athlétisme) ou diminuer la fatigue après l’effort (cyclisme). Et puis il y a le massage relaxant, celui qui détend chaque partie du corps, simplement pour se sentir bien. Si, dans les cultures orientales, le massage fait partie intégrante de la médecine, en Europe, nous éprouvons davantage de difficultés à être touchés, par pudeur ou par gêne.

Une relation particulière

En réalité, à part les médecins, les physiothérapeutes et les masseurs, les métiers qui touchent physiquement les patients sont pratiquement inexistants. Avec le massage, on entre dans une relation particulière dans laquelle plusieurs effets inconscients interviennent. C’est une forme de régression psychologique, puisque, en s’abandonnant, le patient revient au stade de l’enfance. Si le massage est bien fait, cela a un effet sur la musculature, mais c’est surtout la détente qui est bénéfique. En agissant sur les systèmes nerveux et hormonal, le massage ralentit le rythme cardiaque et la sensation de stress diminue. Aujourd’hui, la mode est aux massages orientaux, qui en répondant à des traditions millénaires, ont pour vocation d’établir une parfaite communion entre le corps et l’esprit. Que ce soit le massage assis, le shiatsu, le massage ayurvédique, tous diffèrent de la pratique occidentale.

Massage antistress

André n’était jamais allé chez le masseur. Pas seulement parce que le temps lui manquait, il avait tout simplement horreur de se faire tripoter. Et puis un jour, poussé par les autres, il a expérimenté le massage assis. Ce massage se pratique habillé, n’importe où, sur un siège ergonomique spécialement étudié. «C’est un moment de détente extraordinaire, convient André, qui n’a même pas enlevé sa veste. Durant le quart d’heure que dure le massage, on se laisse complètement aller. Cela redonne tonus et vitalité, tout en procurant une profonde relaxation.» André a beaucoup apprécié cette expérience. Très en vogue dans les pays asiatiques, où il fait partie des méthodes ancestrales de relaxation et depuis quelques années aux États-Unis, puis en Europe, le massage assis n’est pas qu’une technique de plus dans l’éventail du mieux-être. Il diminue réellement le stress et apporte une énergie nouvelle à ceux qui se sentent fatigués.

Deux approches pour une détente maximale

Il existe deux méthodes de massage assis. L’une, basée sur l’art traditionnel japonais d’acupressure, a été développée dès 1983 aux États-Unis par David Palmer. L’autre méthode, qui utilise également l’acupressure comme point de repère, nous vient d’Inde et a été mise au point en Thaïlande. Le fondement théorique du massage thaï (appelé aussi Nuad) est basé sur le concept de lignes invisibles d’énergie cheminant dans le corps ; un véritable réseau très complexe de 72’000 lignes appelées Sen. Ces lignes relient toutes les parties du corps, et une dizaine d’entre elles, sur lesquelles sont situés d’importants points d’acupuncture, sont utilisées dans le massage thaï. En Thaïlande, ce genre de massage fait partie de l’hygiène de vie, au même titre que la douche ou le jogging chez nous. Il est pratiqué dans les centres médicaux, les temples et dans le cadre familial. Se faire masser fait partie, depuis des siècles, du quotidien. Il favorise une bonne circulation des énergies et une meilleure activité quotidienne.

Les différentes techniques comme les effleurages, l’acupressure, les percussions, les pétrissages et les étirements forment un enchaînement harmonieux, qui procure un bien-être physique et psychique. Pratiqué régulièrement, ce massage apporte une diminution des tensions du dos, des épaules, de la nuque, des bras et de la tête.

Massage minceur, y croire ou pas ?

S’ils ne peuvent à eux seuls gommer kilos et capitons, les massages minceur s’avèrent néanmoins d’un soutien précieux pour chahuter nos rondeurs… A condition qu’ils s’accompagnent d’une reprise en main générale ! Autrement dit, retour à une alimentation équilibrée et pratique d’un exercice physique régulier. Les professionnels sont unanimes : en matière de minceur, la solution miracle n’existe pas ! Quelle que soit la méthode choisie, difficile de se concocter le corps de ses rêves sans y mettre un peu du sien, en bougeant plus, en zappant le grignotage et en prenant de vraies pauses-repas. Autre condition indispensable à la réussite de toute opération anti-capitons : le plaisir. D’où le succès grandissant des massages minceur, dont les vertus relaxantes nous permettent de garder sourire et nerfs d’acier malgré les efforts consentis. Au moyen de la paume des mains et des phalanges, on casse et élimine les adipocytes, ces indésirables cellules graisseuses qui viennent se déposer dans les endroits du corps mal irrigués, autour des hanches, sur le ventre, à l’intérieur des cuisses. En décongestionnant les tissus, ce massage permet également un meilleur échange intercellulaire (favorisant ainsi la circulation sanguine). Autant d’actions renforcées par l’utilisation d’huiles essentielles et de crèmes aux vertus drainantes, raffermissantes, etc.

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