Attachez vos ceintures pour un périple dans notre machine à remonter le temps: découvrez Vienne sur les traces des figures légendaires de Sissi et son époux François-Joseph.

Article par Claude-Yves Reymond

En première position du classement des villes agréables à vivre et à visiter depuis plusieurs années, Vienne a l’art de sublimer ses personnalités historiques. Jusqu’au 27 novembre, la commémoration du centième anniversaire de la mort de l’empreur François-Joseph de Habsbourg (1830-1916) se déroule, ainsi, dans quatre sites avec l’omniprésence, en filigrane, de Sissi.

Au château de Schönbrunn, la résidence d’été des Habsbourg, l’exposition «L’homme & le monarque» met en lumière l’enfance de l’empereur, son éducation et son accession au trône en 1948. François Joseph se définirait aujourd’hui comme un «workaholic». Il se levait très tôt, se lavait à l’eau froide et travaillait 18 heures par jour avec un portrait de sa femme posé sur un chevalet, juste en face de son bureau. L’influence de l’impératrice dans le compromis avec la Hongrie en 1867 est évoquée.

Le Musée des carrosses impériaux image le pouvoir monarchique et sa mise en scène, oscillant entre pompe fastueuse et modestie. Carrosses d’apparats, harnachements somptueux, habits festifs et nobles livrées illustrent trois événements officiels qui jalonnent la vie de François-Joseph: ses noces avec Elisabeth de Bavière, son couronnement et ses funérailles.

Romy

L’exposition du Hofmobiliendepot, l’une des plus grandes collections de meubles anciens au monde, oppose les exigences personnelles simples de l’homme François-Joseph et le style de vie grandiose que lui imposaient ses devoirs monarchiques. Le long du «Sentier Sissi», on peut admirer les meubles authentiques utilisés dans la trilogie des films avec Romy Schneider.

En complément, il vaut la peine de visiter le palais de la Hofburg qui abrite le Sissi Museum dont le parcours présente objectivement le destin de cette femme. Le château de Niederweiden en Basse-Autriche, quant à lui, révèle le rapport personnel de l’empereur à la vénerie, la course-poursuite d’un animal sauvage.

Amours impériales

«Vous ne pouvez savoir combien j’ai aimé cette femme», dira l’empereur François-Joseph 1er de Habsbourg à la mort de son épouse Elisabeth, en 1898. Un amour fou qui ne fut guère partagé. Tout avait pourtant bien commencé. Il semblerait que le mariage n’ait pas été arrangé, la norme dans les familles régnantes à l’époque, mais qu’il a été la conséquence d’un coup de foudre. Deux jours après leur rencontre, François-Joseph demandait, le 18 août 1853, la main de sa cousine Elisabeth de Bavière. De cette union naîtront quatre enfants entre 1855 et 1868. Beaucoup plus tard, l’impératrice confiera à sa fille Marie-Valérie: «Le mariage est une institution absurde. Adolescente de 15 ans, j’ai été vendue…»

Katharina et Anna

La vie conjugale répugnait à Sissi. Elle commença de voyager un peu, beaucoup, passionnément pour tenter de rétablir sa santé d’anorexique – sa taille de guêpe ne dépassait pas 50 centimètres – et son équilibre psychologique.

Pour meubler ses nombreuses absences, l’impératrice a eu la sagesse de choisir les maîtresses de son époux. Il y eut d’abord Katharina Schratt. La relation demeura cependant platonique malgré les avances claires de cette actrice fort avenante. Puis, en 1875, lors d’une promenade dans les jardins du palais de Schönbrunn, François-Joseph succomba au charme d’Anna Nahowski. Cette aventure charnelle dura une dizaine d’années, deux des cinq enfants d’Anna sont de sang royal.

François-Joseph appartient à l’histoire mais Elisabeth d’Autriche devint une légende.

Pratique

Aller

Pourquoi ne pas pratiquer le «Slow Travel», une manière de voyager en prenant le temps de la découverte pour aller à Vienne. Quasiment toutes les 2 heures, le train RailJet (CFF/ÖBB) relie Zurich à la capitale autrichienne. L’occasion de faire escale, par exemple, à Innsbruck, Salzburg ou Linz.

Dormir

En catégorie 4 étoiles idéalement situés: le Grand Ferdinand, Schubertring 10-12, www.grandferdinand.com et le Best Western Premier Kaiserhof Vienne, Frankenberggasse 10, www.hotel-kaiserhof.at/wien.

Manger

Les restaurants Figlmüller (www.figlmueller.at) sont réputés pour le fameux Wiener Schnitzel (escalope de veau panée). L’assiette est garnie de 2 pièces de viande de 110 grammes et d’une salade de pommes de terre marinée pour 19.80 euros.

Visiter

Vienna Pass (www.viennapass.com) propose le bus «Hop On Hop Off» avec 5 routes, 45 stops pour 69 euros les deux jours. La gratuité de l’entrée dans de nombreux lieux à visiter est inclue. Autre possibilité: la Vienna Card, avec les transports publics.

Se renseigner

www.vienna.info

www.austria.info/fr

vacances@autria.info

Informations et commande de prospectus depuis la Suisse au 00800 400 200 00 (appel gratuit)

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